Article envoyé par Laurent Counord
La question de l’eau s’impose aujourd’hui comme un défi central pour notre territoire. À Saint-Génis-des-Fontaines comme dans l’ensemble de la Communauté de Communes Albères Côte Vermeille Illibéris (CCACVI), nous faisons face à une réalité de plus en plus tangible : la ressource en eau se raréfie, sa qualité doit être préservée, et nos usages doivent s’adapter.
Depuis les sécheresses prolongées de 2022 et 2023 et malgré des précipitation récentes bien plus importante qu’à l’accoutumé, la pression sur nos réseaux hydrauliques s’est accentuée. Notre commune bénéficie heureusement d’une eau potable de bonne qualité, avec un taux de conformité de 100 %. Cependant, un chiffre interpelle : le rendement du réseau de distribution est d’environ 70 %, ce qui signifie qu’un tiers de l’eau potable est perdu avant d’arriver aux robinets. La Communauté de communes à prit les choses à bras le corps, mais ce constat nous engage à poursuivre les efforts de modernisation et de surveillance de nos infrastructures.
À l’échelle communautaire, une dynamique forte est engagée. Le 7 avril dernier, la CCACVI a approuvé les premières conventions de réutilisation des eaux usées traitées (REUT). Grâce à la station d’épuration d’Argelès-sur-Mer, jusqu’à 1,3 million de m³ d’eaux traitées pourront être réutilisées chaque année pour irriguer des terres agricoles, via un réseau dédié et sécurisé. Ce projet ambitieux, encadré par des normes environnementales strictes, ouvre la voie à un modèle vertueux de gestion circulaire de l’eau.
Pour Saint-Génis-des-Fontaines, ces innovations sont porteuses d’espoir : elles montrent qu’une gestion plus intelligente et collective est possible. Il ne s’agit pas simplement d’un enjeu technique, mais d’un choix de société : garantir à tous un accès durable à l’eau, protéger nos milieux naturels et soutenir notre agriculture.
Demain, il faudra aller plus loin. Favoriser la désimperméabilisation des sols, recueillir les eaux de pluie, adapter nos usages domestiques, repenser l’arrosage public, soutenir les agriculteurs dans leur transition… autant de leviers à activer ensemble.
L’eau ne connaît ni clocher ni frontière. Elle nous oblige à penser collectivement, à agir localement et solidairement. Saint-Génis-des-Fontaines doit prendre pleinement sa part dans cette transformation.
Laurent COUNORD
Chaque parcelle de terrain doit permettre l’infiltration de l’eau de pluie : revoir les surfaces bétonnées afin que le sol soit perméable Ainsi les sols auront la capacité de laisser passer l’eau et l’air, influençant la croissance des plantes et le drainage. Les aires de stationnement devraient subir le même traitement. sauf pour les aires de stationnement de plus de 500m2, il faut prévoir des ombrières photovoltaïques. et ou planter des arbres