À l’approche des élections, c’est chaque fois la même scène : les pelleteuses se réveillent, les seaux de peinture se multiplient, et les rues se refont une beauté express. Les nids-de-poule disparaissent comme par magie, la signalétique brille à nouveau et les trottoirs semblent soudain exister. On dirait presque que la démocratie fait des miracles !
Mais soyons sérieux : l’entretien des voiries n’est pas une opération de communication, c’est une mission de service public essentielle. Attendre la dernière ligne droite d’un mandat pour réparer ce qui aurait dû être entretenu tout au long du quinquennat, c’est inefficace et coûteux.
La voirie, ce n’est pas que le bitume : c’est aussi l’état des trottoirs, la propreté, la sécurité et l’accessibilité. Trop souvent, on justifie la végétation envahissante par la fin des produits chimiques. Très bien, mais entre le désherbant et l’abandon, il existe des solutions — mécaniques, naturelles ou participatives — qui permettent de concilier environnement et cadre de vie. L’écologie ne doit pas être une excuse à la négligence.
Une commune bien gérée doit agir avec régularité, planifier ses travaux, anticiper les besoins, et non improviser sous la pression du calendrier électoral.
Les habitants attendent de la constance, pas des coups d’éclat. Une programmation annuelle claire, un entretien durable et une écoute du terrain, voilà ce qui redonne confiance dans l’action publique.
Alors oui, on pourrait plaisanter : si on votait chaque année, nos routes seraient sans doute parfaites !
Mais le vrai progrès, c’est une commune où les travaux se font parce qu’ils sont nécessaires, pas parce qu’ils sont visibles.
Entretenir, c’est prévoir. Et prévoir, c’est respecter ceux qui y vivent au quotidien.
C’est dans cet esprit que nous prévoyons la mise en place d’un contrat d’entretien triennal, permettant à des professionnels indépendants d’évaluer objectivement les besoins, de hiérarchiser les priorités avec les services de la commune afin d’intervenir selon un budget préétabli. Cette démarche offrira une vision claire, équilibrée et transparente des investissements à venir. Ce n’est pas sans raison que de nombreuses communes ont fait le choix de cette pratique.
Parallèlement, une concertation générale sera engagée pour repenser la circulation des véhicules et des piétons. Ces derniers pourront enfin être en sécurité sur l’ensemble du domaine public, notamment autour des commerces, des services et des écoles.
Parce qu’une bonne gestion s’imagine dans un ensemble, à moyen et long terme, c’est ce travail collectif et anticipé qui garantit des actions saines, cohérentes et prioritaires, tout en évitant les interventions improvisées et coûteuses.
Laurent COUNORD

Bonsoir. Très belle approche des risques et du milieu sécuritaire. Effectivement nous sommes une petit commune, il ne faut pas faire peur pour des vues électorales mais rester vigilants . Vous êtes lucide et pragmatique . Bien.
Lorelei.