Un samedi de laurent Counord

Concernant cette réunion publique du samedi 23, je pense avoir tout dit ce jour-là, où bien évidemment notre maire – égal à lui même – évita par tous les moyens de répondre à ces mêmes questions que nous lui posons depuis presque deux ans. Et quelle meilleure attitude pour ne pas avoir à le faire que celle d’attaquer bassement les empêcheurs de tourner en rond sur leur vie privée ? Enfin, attaquer… J’aurais vendu mon entreprise pour me présenter deux ans après, aux élections !!! Je passe pour qui moi, aux yeux de mes collègues avec une attaque comme celle-ci ? En fait c’était aussi drôle que : « madame Mion, elle passe son temps à écrire à la préfecture… » ou : « Jacques Pelet, je ne sais pas ce qu’il fait, je ne le connais pas… » Coluche aurait dit : « Je me MAAAAARRRE ». En même temps, si le maire avait énoncé toutes les lignes concernant les voiries et le BTP présentes dans le CV de cet élu de l’opposition, il n’avait plus qu’à proposer le pot de l’amitié et rentrer faire la sieste en espérant que ce ne soit qu’un mauvais cauchemar.

En faisant le point, on peut dire qu’il y a et qu’il y aura toujours une petite troupe de fidèles pour dire amen à tout ce qu’il annonce, mais je suis un peu déçu pour les autres, ceux qui étaient peut être venus pour se faire une opinion, entendre ses réponses puisqu’il avait dit : « … faire le point sur les différents dossiers. ». Il l’a fait, mais à sa manière : « Vous êtes des menteurs, des malhonnêtes, votre dossier est vide, et je n’ai pas à vous répondre… » La messe était donc dite. Il a bien essayé à un moment de détendre l’atmosphère en expliquant que ces élus avaient trouvé qu’il manquait sur un chantier une petite partie de grillage pour la modeste somme de 600 euros, ou sur du goudron payé pour une épaisseur de 18 cm alors qu’en fait il y en avait moins. Mais cela représente une toute aussi petite surface pour une perte de, plusieurs milliers d’euros. Dire qu’il n’y a que 73 anomalies de ce genre dans notre dossier concernant les marchés de travaux.

Mais qu’est ce que cela peut bien faire ? Saint Genis est riche, non ?

Il n’y a pas en fait grand-chose à dire, sauf que j’ai loupé une matinée en famille pour ce triste spectacle… alors que nous n’avons qu’à attendre ?

Ah si ! tout de même. Je reconnais qu’il a été fort sur un point lorsqu’il a essayé d’user d’un stratagème qui consiste, comme pour la lecture de la décision du tribunal administratif nous concernant, à ne lire qu’une partie des points allant dans le sens que l’on veut bien donner au texte, en omettant de lire le reste. Normal, sinon il aurait dû mentionner que le tribunal se disant une instance administrative et non juridique, ne pouvait en aucun cas répondre favorablement à la demande des plaignants. On ne peut pas lui en vouloir. Il nous aura fallu deux essais, ainsi que l’aide d’un juriste pour nous en apercevoir aussi. En gros, cela voulait dire mais, Messieurs, votre affaire c’est du juridique pas de l’administratif. Il faut vous le dire comment ? Ce n’est pas la même chose attention ! vous devez aller au pénal, vous n’avez rien à faire ici. Allez Ouste, dehors.

Je n’ai pas souhaité m’exprimer tout comme mes collègues sur la violente attaque verbale que nous avons essuyée au repas annuel de la commune qui s’en suivit. Vous savez, dans un repas, il y a l’apéro, du bon vin, etc. Et nous n’avons pas tous la même constitution pour apprécier les plaisirs de la bonne chère, alors nous ne dirons rien et j’appelle l’ensemble des personnes qui auraient assisté à ce triste spectacle à en faire autant. 

Pour terminer, je crois que ce que je retiendrai, est cette autre attaque que j’ai subie par le mari d’une élue qui n’a pas hésité à porter des propos de natures diffamatoires à mon encontre, ( m’accusant d’être responsable de tout ce qui est dit dans ce site en tant que responsable, administrateur… ) en invectivant le ciel, le doigt en l’air pour mieux demander aux gens de porter plainte contre ce site tout en me disant que la prochaine fois il le ferait. Pourquoi la prochaine fois ? Et puis il nous a conseillé de participer à la vie de notre village. Nous le faisons, mais à notre manière, en veillant à la bonne utilisation de l’argent public ou comme en faisant accepter par exemple la mutuelle communale que nous portions en projet lors des élections.  Je dois dire que c’est une petite victoire pour la santé,  pour Saint Genis des Fontaines.

Le droit en matière de réunion publique est tatillon, mais bien heureusement très clément – on s’emporte vite, parfois les mots dépassent notre pensée et nous pouvons le regretter après réflexion, à froid. Ce n’est pas la même chose si l’on réitère devant témoin dans un endroit public, comme un commerce. Et moi, je sais ce que j’ai à faire, dès la première fois.

Laurent Counord

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