Face aux enjeux environnementaux et à la nécessité de développer les énergies renouvelables, de nombreuses communes investissent dans le photovoltaïque. Saint-Génis-des-Fontaines ne fait pas exception avec son projet de centrale solaire « El Riberal », prévu sur une ancienne décharge de 2,9 hectares. Si cette initiative répond aux objectifs de transition énergétique, elle soulève également des interrogations quant à son impact sur l’aménagement du territoire.
Une avancée vers la transition énergétique
Le projet de Saint-Génis-des-Fontaines prévoit une puissance installée de 2 130 kWc, permettant d’alimenter environ 1 148 foyers tout en évitant l’émission de 1 367 tonnes de CO₂ par an. De telles installations sont essentielles pour réduire la dépendance aux énergies fossiles et accélérer la décarbonation de la production énergétique.
Quand les terres agricoles et les espaces verts disparaissent
Si certaines communes privilégient des terrains dégradés pour ces projets, d’autres implantent des fermes solaires sur des terres agricoles ou des espaces naturels, suscitant une vive controverse. Ce choix entraîne l’artificialisation des sols, réduit les surfaces cultivables et modifie le paysage de manière irréversible. Nous devons donc reconnaître que le projet de notre commune n’est pas en soi absurde, sauf que, paradoxalement, de nombreux bâtiments communaux restent dépourvus de panneaux solaires, alors qu’ils pourraient constituer une alternative plus respectueuse du territoire. Pourquoi un tel oubli ? Pourquoi personne ne lève même pas le doigt pour suggérer cette possibilité ?
Une transition énergétique à mieux penser
L’essor du photovoltaïque est une nécessité, mais son intégration doit être réfléchie. Pourquoi sacrifier des terres agricoles alors que les toitures des écoles, des mairies et d’autres infrastructures publiques pourraient être mises à contribution ? Une approche plus cohérente et durable permettrait d’éviter les conflits d’usage et de garantir une transition énergétique en harmonie avec l’environnement.
Ainsi, au-delà de l’urgence écologique, il est essentiel de questionner la manière dont ces projets sont mis en œuvre afin qu’ils ne deviennent pas une simple opportunité financière au détriment du paysage et du patrimoine local.